#jerestealamaisonMAIS… ETRE CONFINE SANS LOGEMENT…

Nous continuons à récolter les histoires et les récits de cette période de crise liée à la pandémie : envoyez-nous vos témoignages par MP ou à l’adresse mail bruxel.8maars@gmail.comVoilà le témoignage de Maïté, travailleuse sociale :ETRE CONFINE SANS LOGEMENT…”Ils le savaient déjà, la vie est dure. La vie est dure pour ces oubliés du système. Un système inégalitaire que la crise du COVID-19 vient ébranler de plein fouet. Plus de surplus de nourriture de la part des restaurants, un espace public déserté de toute personne à qui demander une petite pièce et un accès restreint voire inexistant aux différentes associations du secteur … En quelques mots, une privation brutale d’un semblant de ressources vitales. À cela vient parfois s’ajouter les amendes de la part des forces de l’ordre lorsque rassemblement dans l’espace public il y a. Le confinement n’échappe pas à la règle des inégalités, notamment l’accès à un logement. Un droit devenu aujourd’hui une injection. Au quotidien, il a fallu nous, travailleurs sociaux, composer avec toutes les mesures d’hygiène et de sécurité que nous impose le gouvernement. Le contact doit se faire à distance et les moments de rencontre limités à l’urgence. Cependant, ce que la réalité du sans-abrisme invoque comme urgence ne l’est pas pour nos ministres. Comment se laver correctement et suffisamment les mains lorsque l’on vit à la rue ? Comment avoir accès à l’information ? Comment traiter de cette dernière ? Comment préserver un lien avec les travailleurs sociaux quand on ne dispose parfois même pas d’un téléphone portable ? Ce qui n’a pas changé pour autant, c’est le fait de devoir constamment agir dans l’urgence. Parce que ce que nous devons en tirer de cette crise, c’est l’extrême nécessité d’en finir une bonne fois pour toute avec le sans-abrisme. Car ne nous y méprenons pas, quel que soit le moment, les sans-abri ne cessent de cumuler les problèmes ; l’accès au logement, aux soins de santé, au revenu minimum, l’impossibilité de subvenir à leurs besoins vitaux ou encore le risque accru d’être battu et attaqué en rue. Cette crise sanitaire sera-t-elle le début d’un renouveau ? C’est sans nul doute cet espoir, certes un peu désuet, qui tente d’apaiser nos nuits agitées par une réalité de terrain inédite… “

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