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Pour le 25 novembre: la police ne nous protège pas

La violence de genre ne s’arrête jamais.
Les violences conjugales ont augmenté considérablement pendant le confinement : « En avril, on a enregistré une hausse de 253 % des demandes d’hébergement ». Cependant, les moyens déployés pour répondre à la demande d’hébergement ou pour financer les associations d’aide aux victimes de violences conjugales restent largement insuffisants. Chaque semaine, plusieurs femmes avec enfants, fuyant une situation de violence, se retrouvent sans solution d’hébergement, à devoir choisir entre retourner chez le conjoint violent ou la rue !
Les institutions supposées nous protéger participent à la violence.
Lorsque nous portons plainte, nous sommes décrédibilisées, culpabilisées, voire même violentées par la police. Comme ce fut le cas cet été à Saint-Gilles lorsque trois jeunes femmes ont été brutalisées et embarquées au commissariat alors qu’elles venaient d’être sexuellement intimidées par un homme. Les femmes sans titre de séjour valable, elles, n’ont même pas la possibilité de porter plainte, de peur d’être arrêtées.
Les plaintes déposées par les femmes ou les minorités de genre pour des faits de violences sont presque toujours classées sans suite et des mesures de protection sont rarement mises en place. Jusqu’à ce que, trop souvent, le pire arrive comme ce fut le cas le mois dernier à Bruxelles. Une femme a été poignardée par son ex-mari à l’encontre duquel elle avait déposé plusieurs plaintes qui n’avaient fait l’objet d’aucun suivi. Il s’agit du 21éme féminicide commis cette année en Belgique.
L’État et ses institutions ne sont pas une solution, mais une partie du problème. Au lieu de financer massivement les associations d’aide aux victimes de violences, de renforcer les services d’hébergement d’urgence ou encore de créer un organe indépendant de la police assurant un réel suivi des plaintes et un recensement des violences et féminicides, l’État renforce son appareil policier ( avec l’ambition de recruter jusqu’à 1600 agents supplémentaires par an. Cela contribue à alimenter la politique répressive, raciste du gouvernement et à approfondir les inégalités, pas à nous protéger !
Lorsque nous dénonçons les violences faites aux femmes et aux minorités de genre, c’est tout un système patriarcal, raciste et capitaliste que nous dénonçons.
L’État, par ses politiques, nous exploite, nous appauvrit, nous isole, nous réprime à travers ses institutions judiciaires et policières et nous tue.
Nous ne pouvons compter que sur notre organisation et notre solidarité pour nous protéger et faire écrouler ce système oppresseur et violent.

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